Le dernier sommet européen est donc une réussite. La France, l'Alleamgne et l'Espagne ont donc reussi à rallier à eux l'Angleterre d'un Tony Blair qui se voulait inflexible il y a deux jours encore et de négocier avec la Pologne un accord de principe sur un nouveau traité instaurant une présidence fixe et un "haut représentant aux affaires étrangères". Il faudra bien entendu préciser tout cela et les attriutions de chacun, voir comment la Charte des droits fondamentaux sera appalicable (incompatible avec la constitution de la Grande Bretagne) et surtout comprise par les contractants, mais l'essentiel est fait, l'Europe est repartie. On respire un peu. Un jury d'oral du capes d'histoire-géo a demandé à l'un des mes amis s'il serait prêt à mourir pour la patrie. Si cette question avait du m'être posée à mon époque je ne sais pas si j'aurais pu me tenir à la vulgate de l'Education nationale, parce que je pense que non, je n'y suis pas pret, parceque l'idée même de patrie est une absurdité pour moi dans la société dans laquelle nous vivons. La patrie m'indiffére, l'Etat-Nation me fait sourir, seule l'Europe m'importe aujourd'hui, c'est à la fois mon horizon d'attente et mon horizon quotidien, et c'est une bonne chose que l'Union européenne progresse, progresse, progresse
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23 juin, 2007
L'Europe, c'est reparti
Le dernier sommet européen est donc une réussite. La France, l'Alleamgne et l'Espagne ont donc reussi à rallier à eux l'Angleterre d'un Tony Blair qui se voulait inflexible il y a deux jours encore et de négocier avec la Pologne un accord de principe sur un nouveau traité instaurant une présidence fixe et un "haut représentant aux affaires étrangères". Il faudra bien entendu préciser tout cela et les attriutions de chacun, voir comment la Charte des droits fondamentaux sera appalicable (incompatible avec la constitution de la Grande Bretagne) et surtout comprise par les contractants, mais l'essentiel est fait, l'Europe est repartie. On respire un peu. Un jury d'oral du capes d'histoire-géo a demandé à l'un des mes amis s'il serait prêt à mourir pour la patrie. Si cette question avait du m'être posée à mon époque je ne sais pas si j'aurais pu me tenir à la vulgate de l'Education nationale, parce que je pense que non, je n'y suis pas pret, parceque l'idée même de patrie est une absurdité pour moi dans la société dans laquelle nous vivons. La patrie m'indiffére, l'Etat-Nation me fait sourir, seule l'Europe m'importe aujourd'hui, c'est à la fois mon horizon d'attente et mon horizon quotidien, et c'est une bonne chose que l'Union européenne progresse, progresse, progresse
31 mai, 2007
Il court, il court le furet...

Nicolas Sarkozy était aujourd'hui en Espage pour présenter son projet de réduction du traité constitutionel européen à sa Charte fondamentale. Etudiant en licence d'histoire - ce qui commence tout de même à remonter - une idée de Robert Frank m'avait beaucoup marqué. La France est souvent à la fois à l'initiative des grands projets européens mais aussi à l'origine de leur échec. Or chaque échec général débouche sur une avancée particulière. Si Nicolas Sarkozy arrive à réunir les Européens sur le texte fondamental de projet de traité, le processus se vérifira encore et il faut l'espérer. Plus étonnant peut être, la proposition de Nicolas Sarkozy était celle d'une grande partie de la gauche, pour ne pas dire de la gauche de la gauche qui a défendu le "non" en 2005. Il est dommage que sur une chose aussi importante que l'Europe, la gauche reste muette à l'égard de cette initiative. Si la gauche veut se redonner une certaine profondeur, elle doit se prononcer sur des choses aussi importantes que l'Europe. je n'envisage son silence que comme un lache accord. La gauche se tait alors qu'elle devrait avoir une action positive, affirmer ses idées, construire cette avenir dont elle parle tant mais pour lequel elle ne fait rien. La gauche est déjà dans l'opposition, rien n'y fait, il semble qu'elle n'ait rien encore compris et qu'elle soit incapable d'avoir un projet franc, préférant se positionner d'abord par rapport à ce que fait la droite.
14 avril, 2007
Dans la campagne, l'Europe en vadrouille...
Vue d'Autriche, la question de Stanzy n'est pas inintéressante. Où est l'Europe dans notre campagne électorale? Où est elle? Je n'en sais rien... Partons la chercher alors. A vrai dire le peux que j'ai entendu parler d'Europe c'était pour la dénoncer, comme le fait De villiers, Bové ou Nihous. Bref, ce sont les partisans du "non" qui parlent le plus d'Europe, et notamment ceux qui pensaient et disaient qu'il y avait un plan B, bref, ceux qui, nous l'aurons compris, on tout compris à l'Europe. J'entendais l'autre soir à Mots croisés Jen-Michel Apati rappeler un fait historique intéressant. Ceux qui réclame aujourd'hui une Europe politique sont ceux qui les héritiers politiques de ceux qui l'on refusé en 1954 au momment du vote de la CED. C'est léchec d'une Europe politique qui a entrainé la conférence de Messine de 1955, laquelle a mis en place les bases de la future CEE (1957), c'est-à-dire d'une Europe a vocation économique... Il faut bien tuer le père à un moment ou l'autre...Plus inquiétant est le silence des partisans du oui. Or le silence est stratégique, il ne signifie pas absence d'idée, mais on comprend que la nécessité de fédérer de Ségolène Royal la fasse peu s'exprimer sur le sujet, tout comme celle de Sarkozy d'ailleurs. Au PS, rien de novateur mais une avancée vers une Europe politique est à remarquer notamment dans le développement d'une politique étrangère européenne. François Bayrou va également dans ce sens et propose même la création d'une communauté euro-méditerranéenne d'entraide. La question de l'adhésion de la Turquie à l'Union est en suspens... En tout cas, peut de chose différencie sur ce point les deux programme si ce n'est peut être le caractère plus audacieux de celui de l'UDF sur ce point, mais rien d'étonnant à cela. Pour Sarkozy, l'Europe politique n'est pas au programme - et l'intégration de la Turquie n'est pas envisageable - mais la coopération économique doit être encore plus poussée. Pour le candidat de l'UMP, c'est le budget militaire de l'Union qui doit être développer et non sa diplomatie.

Reste encore à poser le délicat problème du Traité. Ségolène Royal et François Bayrou se retrouve encore. Touts veulent un nouveau projet qui sera proposé u referendum. Une petite différence cependant: Ségolène Royal parle d'un "traité institutionnel" et François Bayrou d'une "constitution". Ce dernier marque donc un pas supplémentaire vers le fédéralisme. Nicolas Sarkozy parle aussi d'un "traité" mais simplifié cette fois-ci. Il ne s'agit pas d'une renégociation simplement de couper les points sensibles du projet de 2005, bref de vider le texte de son sens et de faire voter, qui plus est par le Parlement, un traité de façade. Certes rien d'audacieux dans tout cela, mais il semble qu'il y a bien programme pour l'Europe, dommage que l'on n'en entende pas plus parler, n'est-ce pas l'essentiel se joue? Mais bon, l'Europe n'est pas tres compatible avec la mode de "l'identité nationale"...
Petite proposition perso: un parcours universitaire européen, obligeant tous les étudiants à passer deux de ses six semestres de licence dans deux universités européennes de pays différent, ainsi qu'un à deux semestres des quatre de son Master et au moins une des trois années de sa thèse.
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