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15 septembre, 2007

Chabal: cet imbécile heureux qui est né quelque part...

J'ai trouvé cette vidéo sur le blog de Criticus , et j'avoue avoir mis un petit temps avant de reprendre mes esprits



J'avais déja des doutes sur les valeurs que le XV de France proposait pendant cette coupe du monde, et les propos de Chabal ne font que me conforter, même si je ne doute pas qu'ils fassent plaisir au CSA. "Je suis en France donc vous me parlez en français", je ne comprends pas fondamentalement la logique, car celle-ci implique de refuser de dialoguer avec toute personne ne parlant pas cette langue et pourtant présente sur le territoire de la République. Ces propos ne sont pas sans conséquence, il faut aller au bout de la logique qu'ils induisent, à savoir le refus du cosmopolitisme, le repli sur soi, le refus de l'altérité, ce qui de la part d'un homme vivant une partie de son temps en Angleterre et plus particulièrement dans la babylonienne Londres peut paraître surprenant... Certes vivre à Londres pour se remplir les poches ne signifie pas que l'on épouse le modèle de société de celle-ci, mais Chabal se comporte ici comme un vulgaire franchouillard de bas étage. On adapte sa langue selon son interlocuteur et non selon l'endroit où l'on se trouve, qui plus est lorsque l'on prend la parole dans le cadre d'un événement mondiale comme l'est une coupe du monde... Chabal ici ne défend rien, ni la France, ni la froncophonie, il humilie autant le journaliste qui l'interroge qu'il rend honteux les francophones de sa conduite. Bref aucune fierté là-dedans, pas même un brin de dignité chez Chabal, juste de l'arrogance, de la médiocrité et de la bétise. Décidément, ce XV de France ne me plait vraiment pas...


C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

C'est pas un lieu commun celui de leur connaissance
Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
La présence d'esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si on y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

21 avril, 2007

Musicagenade: sans l'avoir voulu...


J'ai retrouvé cette chanson de fond de mes fichiers numériques ... comme quoi la technologie ne désenchante rien. Bref, j'ai pensé que publiée par moi, elle pourrait faire sourire quelques lèvres... Pas vrai puce?

08 mars, 2007

Musicagenade: journée de la femme

Comme je viens de laisser un message délicieusement odieux sur le blog de Nij, je tiens à me faire pardonner pour cette journée de la femme..., même l'initiative de cette journée témoigne d'un petit reste acide de misogynie...

Bon petite puce ne va pas aimer, mais comme elle me fait la tête et qu'elle croit que je lui fais aussi... Que voulez-vous? Elle n'aime pas Renaud cette tête de mûle...



Oh et puis finalement non... ce texte d'une chanson inédite de Brassens, a bien sa place sur mon blog et dans mes humeurs du moment... Voici là chose, qui pour le coup, va sans doute faire rire petite puce... c'est le but, j'espère que ça va marcher...:

Se Faire enculer

La lune s'attristait. On comprend sa tristesse
On tapait plus dedans. Elle se demandait quand est-ce
Qu'on va se rappeler de m'enculer.

Dans mon affreux jargon, carence inexplicable,
Brillait par son absence un des pires vocables
C'est: "enculé". Lacune comblée.

Lâcher ce terme bas, Dieu sait ce qu'il m'en coûte,
La chose ne me gêne pas mais le mot me dégoûte,
Je suis désolé de dire enculé.

Oui mais depuis qu'Adam se fit charmer par Eve
L'éternel féminin nous emmerde et je rêve
Parfois d'aller me faire enculer.

Sous les coups de boutoir des ligues féministes
La moitié des messieurs brûle d'être onaniste,
L'autre d'aller se faire enculer.

A force d'être en butte au tir des suffragettes
En son for intérieur chacun de nous projette
D'hélas aller se faire enculer.

Quand on veut les trousser, on est un phallocrate,
Quand on ne le veut point, un émule de Socrate,
Reste d'aller se faire enculer.

Qu'espèrent en coassant des légions de grenouilles?
Que le royaume de France enfin tombe en quenouille,
Qu'on coure aller se faire enculer?

Y a beaux jours que c'est fait devant ces tyrannettes,
On danse comme des pantins, comme des marionnettes
Au lieu d'aller se faire enculer.

Pompadour, Montespan, La Vallière et j'en passe
Talonnèrent le roi qui marchait tête basse
Souhaitant aller se faire enculer.

A de rares exceptions, nom d'un chien, ce sont elles
Qui toujours mine de rien déclenchent la bagatelle;
Il faut aller se faire enculer.

Oui la plupart du temps sans aucune équivoque
En tortillant du cul dames nous provoquent,
Mieux vaut aller se faire enculer.

Fatigué de souffrir leur long réquisitoire
Ayant en vain cherché d'autres échappatoires,
Je vais aller me faire enculer.

D'à partir de ce soir cessant de croquer la pomme
J'embarque pour Cythère en passant par Sodome,
Afin d'aller me faire enculer.

Afin qu'aucune de vous mesdames n'imagine
Que j'ai du parti pris, que je suis misogyne,
Avant d'aller me faire enculer

J'avoue publiquement que vous êtes nos égales,
Qu'il faut valider ça dans une formule légale,
Je suis enculé mais régulier.

En vertu de quel pouvoire, injustes que nous sommes,
Vous refuse-t-on les droits que l'on accorde aux hommes,
Comme d'aller se faire enculer.

03 décembre, 2006