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11 décembre, 2006

Katie et moi: Half-way up the Hindu Kush

Feeling 25, acting 17...




Alors voilà, ça commence comme ça un concert de Katie Mélua: une petite brune qui n'en revient pas d'être là entre sur scène pour rejoindre au plus vite la tête baissée son tabouret, elle attrape sa guitare dans le mouvement, s'assoie, pince ses premières cordes et lève enfin là tête presque génée, pardon ce n'est que moi..., "bonsoir mes amis Français" et c'est parti...
Ouverture sur Faraway voice. Première partie acoustique pour se mettre à l'aise, peremières cofidences aussi, elle n'en revient pas de ce qui lui arrive depuis quatre ans, bref cette fille hallucine et avance sur son nuage... Un peu d'air pur et frai ça ne peut faire que du bien... Elle accompagne d'un arpège une boite à musique posée à coté d'elle. La miss prend confiance, la partie solo se termine et elle se lache.


Considérations féminines: "comment peut-elle danser avec des bottes à talons aiguilles...", passons, la miss est une petite bombe, elle explose et rebondit partout, le rythme jazz blues de Call of the search et de Piece by piece laisse résolument place à une atmosphère pop-rock... Ca y est on ne peut plus l'arreter, elle saute de la guitare accoustique au piano et du piano à la guitare électrique. Feeling 23, acting 17... On the road again, elle trippe sur scéne, elle s'éclate et cette fois ci c'est nous qui hallucinons. Spider's web, on se laisse avoir comme des débutants... It's only pain, la salle est absoute...


Le concert est certes un peu court comme toutes les bonnes choses, on en demanderait encore, mais après tout ce concert unique en France de sa tournée reste une petite chose précieuse, une petite bouffée d'air pour la salle qui l'attendait. Espérons qu'elle ne descende pas de son nuage et qu'elle continue à halluciner de son succès.

Petite perle: Katie Mélua et Queen, Too much love will kill you

05 décembre, 2006

Musicagenade: charmante ironie...

Je n'avais jamais vraiment fait attention aux paroles de cette chanson avant ce Caen-Paris de dimanche dernier... Décidément, un peu d'ironie ne fait pas de mal à l'optimisme, bien au contraire...
Au fait, Julie pense que je préfère les brunes...
Elle raconte n'importe quoi, non?


Katie Melua
envoyé par mf1989

08 novembre, 2006

Musicagenade: Thankyou Katie



délicieusement subtile ce clip

03 novembre, 2006

Katie, Sainte Thérèse et moi


Ce matin là, lors du petit dejeuner je discutais avec René, un collegue de la fac de Dijon, lacanien libidineux fan de Fellini à ses heures perdues, et nous parlions l'oeuvre de Bernini à Santa Maria della Vittoria... Je lui diais que je voulais m'y rendre pour trouver la série de tableaux représentant la bataille de la Montagne blanche citée par Olivier Chaline. Inévitablement il évoquait l'ambiguité de l'extase de Sainte Thérèse qui fait la réputation de l'oeuvre...
Il devait être vers 8h30 du matin, Rome en plein été, et je sortais de l'hotel sur la Piazza della Porta Maggiore... Je chausse mon lecteur MP3, j'enclanche le Piece by Piece de Katie et j'attrape un bus pour Termini. De la gare encore quelques centaines de mètres à faire pour passer Républica et arriver à Sante Maria della Vittoria... Je ralentis le temps de laisser Katie finir son Spider's web et me voilà qui pénètre dans cet antre de la Contre-Réforme...
Dans la sacristie, le curieux découvre la raison pour laquelle l’édifice est consacré à la Vierge victorieuse. Quatre tableaux noircis retracent la bataille de la Montagne blanche de 1620, pendant laquelle les troupes impériales et catholiques ont triomphé des rebelles protestants du royaume de Bohême. L’événement inaugurait un carnage de 30 ans pour l’Europe. Pourtant, l’Eglise n’en retient que la première de ses batailles. Tous les visiteurs admirent l’œuvre baroque et une Contre-Réforme triomphante et édifiante. Peut-être qu’un jour, dans une quelconque mosquée d’Arabie ou du Pakistan, une mosaïque illustrera la glorieuse bataille de Manhattan du 11 septembre 2001, la bête infâme touchée en plein cœur, et l’islam figuré en vraie religion... Tout le monde serait choqué et dénoncerait la provocation mais continuerait de partir de Porta Major, passant Termini et la place de République pour aller délecter son imagination devant l’extase de Sainte-Thérèse ou la voûte exaltant les anges à écraser les démons de l’hérésie.
Mais l’œuvre de Bernini n’est pas non plus exempte de toute ambiguïté. Quelle est la limite entre la figuration d’une extase sacrée et d’un orgasme, entre la métaphore d’une sarisse en foi édifiante et celle d’un pénis ? Elle est identique à celle qui existe entre la sainteté et l’hérésie, entre le fau et le vrai, entre le désir et l’obsession.
" 'cos the line between wrong and right, is the width of a thread from a spiders's web..."