Affichage des articles dont le libellé est Géo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Géo. Afficher tous les articles

13 juin, 2007

Le scrutin majoritaire: une si laide exception française...

Le dernier article de Gilles Fumey sur le site des Cafés Géo propose une humeurs bien sentie non pas sur la victoire écrasante de la droite ou la défaite pitoyable de la gauche mais sur les élection législatives en elles-même. L'auteur rappel que le système majoritaire à deux tour a été voulu par De Gaulle pour que le gouvernement obtienne une large majorité pour gouverner à la sortie d'une IVème République ou les gouvernements pouvaient se succèder tous les mois, et surtout, comme l'avait bien compris Mendes France, obligeait leur leader a obtenir des résultats et à tenir leurs promesses pour rester en place bref. La créature de De Gaule est toujours fringante comme un gardon. La question de la représentativité est est flagrante pour tout le monde et pose la question du lieu géographique de la rencontre entre le pouvoir et l'opinion. Le Parlement n'étant pas représentatif, il devient d'une certaine façon normal que d'autre lieu émergent à l'image de la rue. Je ne suis pas non plus pour une démocratie de la rue, ou celui qui crie le plus fort aurait raison, mais je pense qu'il ne sert à rien de reprocher à la rue de protester tant qu'aucune institution ne permet la contestation de l'exécutif. Le contre-point de cela est aussi que la rue peut se transformer en défouloir où mes protestations s'épuisent erratiques sans jamais réussir à faire infléchir le gouvernement. Le second intérêt qui me semble ressortir de l'article de Gilles Fumey, est que le système majoritaire n'est même pas juste en soit en raison de l'inégalité des circonscriptions crée en 1958 et qui ne répondent plus aujourd'hui à la réalité démographique française. Bref, il me semble aujourd'hui que le problème véritable est bien celui-ci, et que la question de nos institutions et peut être plus fondamentale que la santé du PS ou l'omnipotence gouvernementale.

29 avril, 2007

Les amitiés locales: un pari démocratique inabouti

Le Café géo propose cette semaine une analyse des résultats du premier tour de l'élection présidentielle à travers le regard du “friends and neighbours effect, c’est-à-dire du lien entre l’origine géographique d’un candidat et du vote en sa faveur", s'appuyant sur les travaux de Siegfried, devenus classiques pour les sciences humaines. Je vous laisse découvrir l'article passionant.


La sociologie siegfriedienne pose alors la question du vote de conviction, ou de la part de conviction dans le vote à l'échelle nationale. De multiples critères doivent être pris en considération avant le facteur idéologique qui peuvent aller de la structure de l'habitat de l'électeur à son sexe, en passant par son travail, sa mobilité ou son héritage culturel particulier. Pierre Barral à même proposé une typologie de régions politiques à partir des facteurs siegfriediens. Le vote serait alors affaire de fidélité, de rapport anthropologique plus que de convictions politiques profondes. Sans pousser à la caricature du canton de Saint-Fulgent transformé en véritable fief par Philippe de Villiers, c'est à mon avis l'un des grand apport de l'antrhopologie que de montrer que la politique est aussi affaire de relations affective, de rapport de soumission à protection ou de don et de contre-don cognitifs. Bref, en même temps, je me pense pas que l'on puisse cela à réduire les débats d'idées à une vasque mascarade. Cette analyse, à mon sens..., nous rappelle juste que la démocratie etla politisation qu'elle induit, n'est pas un du mais un pari qui n'est pas encore tout à fait réussi.

08 février, 2007

Sarko en campagne...


Flanant sur le site des Cafés Géo, je suis tombé sur une article de Gilles Fumey intitullé "Ciel, mon village! Petite étude sur la campagne présidentielle". Si géographie et politique sont souvant associés, la science est souvent soumise et utilisé comme outil de gestion territoriale et donc social par les minitères. Gilles Fumey renverse ici les perspective et nous montre à travers l'analyse comparée de l'affiche de Sarkozy et de celle de Miterrand de 1981, l'évolution de ce que l'on nomme le paysage ruralo-politique.

Le village en effet a disparu de la campagne pour laisser place à un bel openfield francilien. Le monde rural français tel que Sarko l'envisage est donc un monde productif, dominé par le remembrement économique et le productivisme agricole moderne estanpillé PAC. La disparition du village n'est pas anodine. C'est celle d'un lieu de sociabilité et d'un cadre et d'une identité sociaux. La campagne, telle que l'envisage le candidat Sarko n'est plus donc un lieu de vie créateur de lien social mais un lieu de production qui doit rapporter. Tout un programme...

Bien entendu toute affiche est nécessairement caricaturale et celle du candidat de Neully est sans doute plus le reflet de l'évolution réelle de nos campagne qu'un celui d'une volonté insatiable de tout rendre rentable et productif. Non, je ne fais pas ce procès là à Sarko. Cependant, comme le remarque Gilles Fumey, il est interessant de voir Me Sarkoczy de Nagy, maire de la très bourgeoise ville de Neully-sur-Seine, poser en blaser anglais devant une image de la ruralité française? Est-ce un paradoxe, une faute de mauvais gout ou un peu plus que ça? Les limites entre la villes et la campagne sont depuis longtemps mise en causes par les géographes, mais ce paysage rural que nous propose Sarko n'est-il pas celui d'une campagne dominé par la ville, je veux dire par la culture urbaine de la production et de la rentabilité? La campagne française serait-elle alors acculturée?