05 juillet, 2007

Le Modem: victime de son succes?

Je reviens de deux rencontres en deux jour avec les élus du Modem, hier ceux de Paris et aujourd'hui François Bayrou et Marielle de Sarnez. Les réunion avaient pour objectif de faire le point sur cette fin de campagne et de préparer les assises de septembre prochain pendant lesquelles le parti se dotera de statuts et à l'issu duquel le Modem sera véritablement né. Depuis l'annonce de la création du parti, le Modem compte 80 000 nouveau pré-adhérents dont 45 000 sont devenus effectivement adhérents. Le Parti est bel est bien porté par un élan que je que je qualifierais plus de politique que de populaire, même parfois au désespoir de certains cadres qui se voient reprocher, par l'enthousiasme de nouvaux, leurs volonté de prendre des vacances avant les assises.

Parmi ces nouveaux venus, cela ne surprendra personne que la vague principale est venue de Solferino. Une nouvelle sensibilité politique, une nouvelle façon de faire de la politique, un nouvel héritage politique avec ses déceptions et ses espoirs investi le 133 de la rue de l'Université, ce qui justifie à lui seul la refonte du parti. On dit ici où la que les fièdèle craignent pour leurs places, on prend garde à ne pas trop se "péhessiser". On pense qu'il est indécent de dire que Marielle de Sarnez sera candidate à la mairie de Paris avant qu'elle aie été choisie par les militants... Bref tout celà est un parti en mouvement qui se cherche entre ses idées et ses statuts à l'image de ses locaux nationaux devenus trop petits pour lui. François Bayrou vient de réaffirmer l'importance qu'il accorde et l'élaboration d'une Charte éthique. Peut être que la solution est là, si toutefois cette charte intègre les nouvaux statuts et qu'elle soit contraignante.

Des enjeux sont donc à relever. Le Modem doit apprendre à devenir un "parti de masse" qui ne ressemble pas au PS - ce que personne ne veut - et ne soit pas non plus une masse aux ordres comme l'est l'UMP. Le Modem doit poser la questions de ses valeurs, sans avoir peur de les affirmer et ne pas nécessairement rechercher le compromis sur les principes. Il faut une ligne claire et droite, mettre l'homme au centre de tout comme le dit François Bayrou, mais il faut s'y tenir et l'imposer aussi à ceux qui se disent de droite. Or nous avons des raisons d'y croire. François Bayrou entend ouvrir les portes des possible de tous les possibles, nous avons tout à inventer et nous savons que si le Modem échoue, cela sera de notre faute. Le Modem ne sera pas victime de son succès.

4 commentaires:

Nicolas a dit…

Bonjour,

Vous avez un avantage que l'on peut qualifier de balisage. En effet, le PS et l'UMP au delà de leurs valeurs idéologiques sont l'exemple même à ne pas suivre.Même si vous ne savez pas trop quoi faire, vous savez dejà ce qu'il faut éviter. C est dejà pas mal non ? :)

Bonne journée

Papageno a dit…

nous avons un cap, nous avons les hommes, reste à construire le bateau. Tout va bien

Bastogi a dit…

Sans groupe à l’Assemblée, il va être dur, très dur de se faire entendre…
Les idées ne sont pas mauvaises, mais le soutien sera-t-il encore là dans cinq ans ? Les adhérents renouvelleront-ils leur inscription, ne serait-ce que l’année prochaine ?
Pari difficile pour François Bayrou… Mais il a peut-être beaucoup à gagner et si peu à perdre (en tout cas de ce qui lui reste maintenant ;-).

Papageno a dit…

sans groupe mais avec un financement public ce que n'ont pas certains groupes de l'Assemblée... La campagne de Bayrou s'est fait beaucoup par le net, par les militants, et ce qui est amusant c'est que très peu de gens au Modem en aient conscience... Imaginons alors quand nous exploiteront ce potentiel...