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22 décembre, 2006

L'homme chocolat: révolte!

SACRILEGE!!! en cette avant avant veille de Noël, Naïma m'interdit de manger du chocolat, sous prétexte que, je cite, "ça fait mal au foie". Saint Epicure priez pour nous pauvres gourmands et pardonnez-la, elle ne sait pas ce qu'elle dit... En éclats, en tablettes, en mousse, en sauce et en rochers, le chocolat, ce bon ami du plaisir, ne peut pas faire de mal. Comme dirait Josiane Balasko dans "Le libertin" (un film ou Vincent Perez se prend pour Diderot, ou Arielle Dombasle se fait culbuter par tout ce qui bouge et ou Audrey Tautou est nue dans un Hammam...): "Mais enfin, on ne peut pas tomber malade en mangeant seulement 8 litres de chocolat!".... un met aussi délicat... Bref, Nini, cette hérétique, pense le contraire. Que l'on me casse une jambe, que l'on me creve les yeux, que l'on me coupe la... - heu non faut pas déconner - si je ne peux plus manger mes pains au chocolat le matin sur le chemin de la Sorbonne... Et me dire ça à peine quelques heures après que Patrick Roger m'ait fait gouter sa dernière bouchée gauffrée et pralinée... bref, j'ai pris avis de mes plus proches conseillers en la matière à savoir moi même, ma grand-mère et Mathieu et définitivement non, le chocolat n'est pas mauvais pour la santé...


Comment cette chose si fine qui fond dans la bouche, ce petit parfum épicé dans son raffinement, cette robe délicate et marbrée pourrait-elle nous faire du mal tout en nous conférant tant de plaisir? Regarder cette fève, cette perfection fendue comme il faut et qui ne demande qu'à être caressée... Ce chocolat qui coule encore tiède et dans lequel on aime plonger son doigt, cest petites truffes à peine amères qui font défaillir nos papilles... Non, non, non et non, je refuse votre hérésie chère Naïma, le chocolat est bon pour la santé, et comme dirait Mathieu, en plus il est aphrodisiaque... Je veux du chocolat, je veux du chocolat, je veux du chocolat....

27 janvier, 2007

Café: le jour de gloire est arrivé!


Souvenir de Vienne, sur la Kätnergasse

Alors voilà, après 7 heures à plancher, je viens de passer sur le Blog Inside Paris que je fréquente de temps en temps, et là, réconfort absolu, le café est bon pour la santé!!! Je le savais, j'en avais l'intuition, je l'avais prédit. Non Céline je ne suis pas toxico, je prends juste soin de moi, c'est le Journal of Pain de la Georgia Univerty d'Athens qui l'écrit!

Déja mon éloge du chocolat, après de basses attaques de Nini à quelques jours de Noël, avait fédéré beaucoup de vrais connaisseurs. Restait alors à renverser le préjugé du café. La chose est faite. Certains d'entre vous l'auront remarqué, mes réflexions sur le café à Vienne ne sont pas anodines. Qui ne s'est pas assis au Café central, au Sperl ou au Café Museum à humer les parfums d'arabica en mangeant un Apfelstrudel ou une Sachertochte, ne connaît rien à l'art de vivre. Enfin j'exagère. Le café est ce petit truc de tous les jours qui va de la machine à café ou il se mélange avec un reste de thé et une goupe de chocolat qui perle dedans, jusqu'au raffinement des maisons de café - et j'essaierais votre recommandation chère Marie Simon - en passant par le latte Vanille ou le caramel Machiatto d'un starbucks en allant à la Sorbonne. Je sais même depuis Noel vous préparer un Affagato, un Coeur de braise ou un Cachaça. Bref, un américano le matin, un esspresso à 10h, un autre à 14, un cappucino pour finir la journée, le café est un petit art de vivre. Pas un repas sans café, il serait incomplet et frustrant. Or, en bon epicurien, je ne me dois pas de souffrir de frustration, surout pour cette petite chose qui nous fait tant de bien.

J'ouvre maintenant pour vous par hasard "Les cocktails base de café" de Sherri Johns, offerte par ma soeur à Noël, qui considérant que ma consommation de café est psychotique, voulait en finir plus vite avec moi...
ta ta ta...
Je vous présente la recette du "Macchiato espagnol"

Il vous faut: 1 expresso, une petite quantité de chocolat mexicain, une petite quantité de lait concentré sucré, simple non?
Alors, vous versez l'expresso fraïchement préparé dans une tasse à expresso tiède. Ensuite, vous devez chauffez ensemble le chocolat et le lait concentré à la buse vapeur de votre machine à expresso. Vous n'en avez pas? Mais enfin tout amateur de café en à une! Bon, après ça, vous versez le mélange à l'aide d'un pichet dansla tasse d'expresso, en agitant doucement le pichet d'un bord à l'autre de la tasse. Vous venez, si vous avez réussi votre tour, de créer de délicat effets marbrés dans l'expresso et le lait chocolaté.

03 décembre, 2006

Caen, Julie et moi

Voilà, le week end se finit et je reviens à peine de Normandie que je suis de nouveau connecté à ce blog. La Normandie me direz-vous, qu'allait-il faire dans cette galère? Ahhhhh la province, vous savez là où il y a des vaches et ou les appart' sont plus grands et moins chers qu'à Paris...?
Certes... Arrivé à Caen vendredi dans la soirée, Julie m'attendait sur le quai de la gare pour rejoindre un groupe de collègues-amies pour un petit repas d'anniversaire tres sympatique. A l'exception d'un éléments hexogène, tous profs... Presque que de charmantes jeunes filles... la soirée débute bien... A peine assis, Aurore se lache, ça y est la mobilisation pour trouver un mec à Julie commence, deux/troix personnes se regardent interloquées... non non Julie et moi ne sommes pas ensemble, soulagement, on se détend autour de la table... Bref, jolie déclinaison de quiches et de quelques normaderies tourtières, et ça papote de salle des prof, d'iufm et de blog d'élèves... Les profs du secondaires seraient-ils pires que leurs élèves? J'espère bien, faut bien tenir la route... Enfin, le temps passe en bonne compagnie... l'heure d'aller prendre un verre est arrivé.
00H30 devant ce que les Caennais appelle un "port"... passons... Une boite et hop c'est parti pour les derniers courageux. Terrible sensation que le sexy vulgaire revient à la mode... mais bon sans Helmut Newton ça manque d'intérêt. Bref près du bar un mec se la joue baroudeur et essaie de séduir une donselle, d'autres paons font la roue et les jeunes filles ne disent pas non... Soudain un autre prof arrive, Nathalie se décompose... c'est un prétendant sans lucidité qui n'a pas tout compris... Bref... la soirée se termine à 2H... et oui, les boites caennaises ferment à deux heure... Pas vu grand chose pour le moment... on verra bien demain.

Alors voilà, après une matinée particulièrement grasse, c'est ça caen... Pas mal en fait, Julie compare la ville à Rome, je n'irais pas jusque là mais ça mérite d'être connu. Un chateau, une église, quelques abbayes... bon je suis dans mon paysage naturel... Soudain des Galeries, un Printemps et un Minelli... ouf nous ne sommes pas sortis de l'oeucumène, la ville gagne mon affection... C'est fou ce sentiment d'être plus parisien hors de paris qu'à Paris même... Enfin pour moi qui peine à traverser la Seine et pour qui la rive droite est un pays étranger, c'est une expédition. Bref, j'ai cru comprendre ne pas être le seul, n'est-ce pas Naïma?
Quelques cafés pris à gauche et à droite entre collegues ou simplement amis et le soir arrive. Rendez-vous prévu dans un petit bar assez sympa, et oui il y a une vie nocturne particulièrement animée le samedi soir à Caen. Je sais, je sais, c'est dur à croire. Bref retrouvaille d'IUFM et pour Julie et de mon coté, autonomisation d'une conversation avec un doctorant de socio. On parle de l'inutilité réciproque de nos travaux, nos modesties naturelles tendent à dévaloriser faussement nos disciplines respectives, peu importe... tient, on se rend compte que nos démarches et nos problématiques sont les mêmes, soudain rien n'est plus indispensable que l'anthropologie, l'histoire et la socio... Je me fais traiter d'interactioniste... voire de marxiste je crois, peu importe, je me défend de l'insulte fatale, j'étaie et finalement s'esquisse un début de conviction, ouf, la dignité est sauvée par le doute. Soudain Florian qui bosse sur "la pratique de la guitare" m'apprend la forte tentation lesbienne des femmes guitaristes. Mon coeur se braque, mes espoirs divaguent... et si Katie? Non je ne veux même pas y penser... Aller Julie, on rentre... la nouvelle est trop dure.

Nouvelle grasse mat' et l'objet officiel de ma visite se profile. Julie se paume à Ouistreham, finalement ouf, la mer et un bon resto. Un foie gras de canard, un filet de cabillaud à la bisque de homard et une mousse au chocolat plus loin... nous sommes repartis, j'attrape un train et me voici, heureux d'avoir constaté les progrès diffus de la civilisation à la province mais content de retrouver ma cave entre le dragon et la sorcière...