06 février, 2007

Charlie Hebdo, Mahomet et moi

Demain, Philippe Val comparaîtra en pénal pour Charlie Hebdo, accusé d'insulte envers un groupe d'individus en raison de leur religion pour avoir publié l'année dernière deux des dix caricatures de Mahomet et une une montrant le Prophète se perenant la tête entre ses mains, affligé du comportement des intégristes... La plainte a été déposée par la Mosquée de Paris et les musulmans modérés et par l'uoif et autres instances radicales de l'Islam. S'il y a quelque chose d'inquiétant dans cette affaire ce n'est pas les publications de Charlie qui sont garanties par la liberté d'expression mais biens ses tentatives réccurentes de limiter la libertés des individus pour protéger les susceptibilités particulières. On me répondra, j'en suis sur, qu'il y a la liberté et la responsabilité, et que cette notion de responsabilité doit nous faire nous restreindre dans notre liberté. je dis alors que si cela doit être, il n'y a pas de liberté.



Qui est responsable de trouble? Celui qui jouit de sa liberté ou celui qui n'admet pas que l'autre en jouisse? Nous tendons de plus en plus à sacraliser les identités particulières, qu'elles soient religieuses, mémorielles ou communautaire. J'écris que tout cela peut être attaqué, et même violemment, je pense même que tout ce qui est contraire à l'universel doit l'être. Je suis condorcetien. Celà peut paraître charmant et anodin aujourd'hui. Or je pense comme le dernier des encyclopédistes que la religion est un préjugé et qu'en tant que préjugé, non seulement je ne dois pas le respecter, mais que je dois aussi tout faire pour les détruire. Mais en blâmant le préjugé, Je ne blâme pas celui qui croit, pas plus que je ne porte de jugement sur lui, ou que j'interdirai à qui que soit d'avoir sa chapelle. Je combats les dogmes pas les hommes, et je combats les dogmes avec les idées. Je vous encourage même de vous rendre sur le site de l'UOIF pour que vous jugiez de leurs arguments... Que l'on ne s'y trompe pas, les Saint-Barthélémy ne sont pas les oeuvres de ceux que l'on nomme "athés".

1 commentaire:

Bakhounine a dit…

"Et si vraiment Dieu existait...
Il faudrait s'en débarasser!"