11 avril, 2007

Partis ou candidats: pour qui vote-t-on?

Cyrielle, Nini ou ma grand-mère (he, oui...) me disent de voter malgré tout pour Ségolène Royal, quelque soit sa crédibilité personnelle, parce qu'elle ne sera pas seule, elle aura un parti autour d'elle qui l'empechera de faire n'importe quoi. Certes, elle ne gouvernera pas seule. Mais cet argument me rappelle celui qu'employait plusieurs partisans du non à la constitution européenne: "t'inquiète, on ne va rien rien bloquer du tout, y'a un plan B". J'ai voté oui quoiqu'il arrive, mais alors que le non l'a emporté, j'attends toujours le plan B... Aujourd'hui aussi quoiqu'il arrive je ne voterai pas pour Ségolène Royal, ce n'est pas neuf, depuis qu'elle fut secrétaire d'Etat à la famille je suis en désaccord avec elle, je ne partage rien de sa façon de penser - qui est pour moi plus important que des déclarations d'intentions - je désapprouve son conservatisme moral - oui faites bien gaffe - et franchement je ne vois pas ou est le parti derrière elle en ce moment, elle ne s'appuie meme pas sur le programme voté par les socialiste en congrès... Enfin bref, si je votais pour Ségolène Royal, je ne voterai pas pour un le P.S.


On me dit encore que François Bayrou, qui à mon suffrage, est un escroc... Si, si, c'est Simone Veil qui le dit... Qu'il est démaguogue et crée la zizanie, que de toute façon il ne pourrapas gouverner par ce qu'il n'a pas d'autre parti que l'UDF derrière lui et qu'aux législative, l'UDF ne pourra jamais remporter l'Assemblée nationale, le scrutin majoritaire faisant... Il faudrait que je vote pour un parti pour que la France soit gouvernable. Or est-ce le sens d'un e présidentielle de voter pour un parti plus que pour un homme? Je choisi François Bayrou non pas pour l'UDF mais pour l'intégrité dont je le crédite et pour ce que je crois être une honnêteté intellectuelle qui me semble aussi paradoxalement indispensable que rare en politique. Si je refuse de voter pour Ségolène Royal je ne jète pas la pierre au P.S., un autre candidat aurait de toute évidence rendu mon choix plus complexe. Les présidentielles sont une chose, les législatives une autre... Et dans la Veme république, celui qui préside n'est pas celui qui gouverne.


Je ne suis pas fidèle çà un parti, je suis fidèle à une ethique, si j'ai le sentiment de partager celle-ci avec quelqu'un, cette personne aura ma voix. Les partis ne conditionnent pas mon vote, et je crois qu'il les conditionnent de moins en moins. Je ne suis pas certain que la majorité de ceux qui vont voter pour Bayrou soient des sympathisants de l'UDF, ce sont surout des individus qui se sont reconnu dans un démarche et un horizon d'attente, et qui ont le sentiment de partager cela avec un candidat. Et que Simone Veil se rassure, nous ne sommes pas si idiots qu'elle, et ce n'est pas parceque François Bayrou dit une chose que nous le croyons les yeux fermés. Nous gardons l'esprit critique, d'autant plus que c'est l'exercice de cet esprit critique qui conduit bon nombre d'entre nous à voter Bayrou.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

LE POINT DE VUE D'EL DIABLO = La présidentielle au scrutin uninominal à 2 tours avec seuls les deux premiers candidats au second tour est profondément anti-démocratique et sert surtout à éliminer du débat le point de vue du monde du travail. Son caractère anti-démocratique est accentué avec le quinquennat (que le PCF n’a pas rejeté, il faut s’en souvenir). Ainsi, elle structure les législatives qui suivent puisqu’il faut alors « une majorité pour le président ». Voilà bien le piège qui se referme sur celles et ceux qui veulent lutter efficacement contre le capitalisme. Dans ce contexte, se présenter à cette élection n’est-ce pas, de fait, en cautionner le caractère anti-populaire et anti-démocratique et par une simple présence sur la liste des candidats brouiller la réalité. C’est une question. Reste l’attitude à avoir le 22 avril dans l’isoloir. Très franchement j’en vois deux possibles : le vote blanc (car je n’aime pas l’abstention assimilée au « pêcheur à la ligne ») ou un vote « révolutionnaire » c’est-à-dire, l’utilisation d’un bulletin de vote susceptible de contribuer efficacement à l’élimination du candidat anti-social disposant de l’appareil politico -financier le plus puissant et donc le plus difficile à déstabiliser dans les luttes futures. N’étant pas un donneur de leçons, je ne me permettrais pas de porter des jugements définitifs envers celles et ceux qui ne verraient pas les choses de cette façon. Je revendique ma sensibilité communiste et affirme que l’heure est au débat constructif entre révolutionnaires, chacun sachant sortir des chapelles qui ici ou là ont été construites…

Papageno a dit…

Je suis assez d'accord sur vos principes, su le fait que participer c'est cautionner, que le vote blanc est un vrai vote et qu'il est honteux qu'il ne soit pas reconnu pour ce qu'il est. Je pense que vous avez raison de dire tout cela et si vous voulez mon avis ne cherhcez pas à être efficace.